Vladimir Poutine critique les livraisons d’armes dans les zones de conflit

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En direct, guerre en Ukraine : Vladimir Poutine déclare les livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine « très dangereuses ».

« Fournir des armes à une zone de conflit est toujours une mauvaise chose. Surtout si elle est liée au fait que les fournisseurs ne se contentent pas de fournir des armes, mais qu’ils les contrôlent », a affirmé le président russe Vladimir Poutine lors d’une rencontre avec des agences de presse, dont l’Agence France-Presse.

L’essentiel du mardi 4 juin à 21 heures

  • Emmanuel Macron va recevoir Volodymyr Zelensky vendredi à l’Élysée pour discuter des « besoins de l’Ukraine » face à la Russie, a annoncé ce mardi la présidence française. L’Assemblée nationale a également confirmé la réception du président ukrainien, vendredi matin, au cours de laquelle un discours dans l’hémicycle est prévu à 9 h 50.
  • Moscou n’a pas exclu que les forces russes puissent frapper les instructeurs français, dont l’envoi est actuellement en discussion entre Paris et Kiev. « Aucun instructeur s’occupant de la formation des militaires ukrainiens n’a d’immunité » face aux frappes, a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
  • Volodymyr Zelensky rapporte que les « attaques les plus massives se déroulent dans l’oblast de Donetsk ». La Russie a annexé en 2022 cette région administrative, même si elle n’en avait pas le contrôle total.
  • Cercueils à la tour Eiffel : la Russie assure ne « pas interférer » en France et dénonce une « campagne russophobe », en réaction aux soupçons la visant après la découverte de cercueils au pied de la tour Eiffel remplis de plâtre et recouverts d’un drapeau français, avec la mention « soldats français de l’Ukraine ».
  • L’Ukraine a affirmé que l’Italie s’apprêtait à lui fournir un nouveau système de défense antiaérien, alors que Kiev multiplie les appels aux Occidentaux pour renforcer son contrôle du ciel face aux bombardements russes. Selon Andriy Yermak, le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, il s’agit d’un système de défense antiaérienne SAMP/T.

De l’Assemblée à l’Élysée, Zelensky attendu à Paris pour aborder les « besoins » de l’Ukraine face à la Russie

Une rare allocution devant l’Assemblée nationale d’un chef d’État en guerre. Les députés sont conviés, vendredi 7 juin, à un discours prononcé par le président ukrainien en personne, Volodymyr Zelensky, dans l’hémicycle du Palais-Bourbon. Avant sa prise de parole, prévue aux alentours de 9 h 45, il doit être accueilli par la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet.

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Vendredi, M. Zelensky doit prononcer un discours d’une vingtaine de minutes, en présence du premier ministre, Gabriel Attal, et de plusieurs membres du gouvernement : Sébastien Lecornu (armées), Stéphane Séjourné (Europe et affaires étrangères) et Marie Lebec (relations avec le Parlement). L’occasion pour le dirigeant ukrainien, dont le pays subit l’offensive de l’armée russe de Vladimir Poutine depuis plus de deux ans, de rappeler la nécessité d’un soutien militaire à sa nation. Il doit également s’entretenir avec Emmanuel Macron pour aborder notamment les « besoins » de Kiev.

Des instructeurs militaires occidentaux « se trouvent déjà en Ukraine et y subissent des pertes », assure Vladimir Poutine

Des instructeurs militaires occidentaux « sont présents sur le territoire de l’Ukraine et, malheureusement pour eux, ils subissent des pertes. Les États-Unis et les États européens préfèrent garder le silence », a déclaré le président russe lors d’une rencontre avec la presse organisée en marge du Forum économique de Saint-Pétersbourg.

La France a récemment réfléchi à l’envoi d’instructeurs militaires en Ukraine pour accélérer la formation des soldats ukrainiens et à la création d’une coalition européenne dans ce but. Le président russe avait déjà affirmé la semaine dernière que des instructeurs occidentaux se trouvaient en Ukraine, « sous l’apparence de mercenaires » combattant aux côtés des forces ukrainiennes. D’autres pays tels que les États-Unis ont exclu l’envoi d’instructeurs et aucun allié de l’Ukraine n’a fait état de la présence de ses militaires en Ukraine.

La Russie est en contacts « constants » avec les États-Unis en vue de l’échange du journaliste américain Evan Gershkovich, assure Vladimir Poutine

Le président russe a assuré mercredi que les contacts étaient constants avec les États-Unis pour aboutir à un échange de prisonniers qui permettrait la libération du journaliste américain Evan Gershkovich.

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« Les services compétents des États-Unis et de la Russie sont en contact constants. Et, bien entendu, [ces questions] se résolvent sur la base de la réciprocité », a déclaré le président russe, interrogé sur les négociations en vue de la libération du journaliste, détenu depuis plus d’un an en Russie pour des accusations d’espionnage que lui, ses proches, son pays et son employeur, le Wall Street Journal, rejettent.

Vladimir Poutine menace de livrer des armes à des pays tiers pour frapper les intérêts occidentaux

Le président russe a menacé mercredi de livrer des armes à des pays tiers susceptibles de s’en prendre aux intérêts occidentaux, si les alliés de l’Ukraine l’autorisent à bombarder la Russie avec des missiles de longue portée.

« Si quelqu’un considère possible de fournir de telles armes dans la zone de combats pour frapper notre territoire (…), pourquoi n’aurions-nous pas le droit de fournir des armes du même type dans des régions du monde où seront frappées les installations sensibles des pays qui agissent ainsi contre la Russie », a déclaré Vladimir Poutine, lors d’une rencontre avec des agences de presse.

L’essentiel du mercredi 5 juin, à 21 h 15

  • Paris avertit Moscou après les propos tenus par l’ambassade de Russie en France sur les conséquences de l’envoi d’instructeurs français en Ukraine, vus comme « une cible légitime ». Pour le Quai d’Orsay, cette déclaration est « scandaleuse [et] ne restera pas sans conséquences ».
  • Un responsable ukrainien appelle Pékin à participer au sommet de la paix en Suisse, en parlant d’« une bonne occasion d’apporter une contribution à l’instauration d’une paix juste et durable en Ukraine ». L’Élysée a également annoncé la participation d’Emmanuel Macron à ce forum organisé en Suisse, les 15 et 16 juin.
  • La Pologne crée un groupe d’enquête sur les influences russes et biélorusses, Varsovie craignant que Moscou ne cherche à déstabiliser le pays. Sa tâche consistera à faire la lumière sur « ce à quoi ressemblent aujourd’hui les véritables menaces russes et biélorusses », a déclaré Donald Tusk, le premier ministre polonais.
  • Vladimir Poutine estime « très dangereuses » les livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine, alors que certains pays dont les États-Unis ont récemment autorisé Kiev à frapper le territoire russe sous certaines conditions.
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Vladimir Poutine refuse de chiffrer les pertes russes

« Un rapport d’un à cinq. » Devant les agences de presse internationales, le président russe s’est borné à évoquer un ratio entre les pertes russes et ukrainiennes et à assurer que les forces russes gardent l’avantage sur le terrain. Cependant, aucun chiffre précis n’a été fourni quant aux pertes russes, ce qui soulève des interrogations sur la véritable situation des forces armées russes sur le front.

L’intensification des livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine et les déclarations fermes de Vladimir Poutine montrent à quel point la situation reste explosive en Ukraine. Dans ce contexte, les prochaines rencontres diplomatiques, notamment celles impliquant Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky, seront cruciales pour déterminer la suite des événements et tenter de stabiliser une crise qui menace l’équilibre mondial. Restez informés sur les évolutions de ce conflit complexe et aux multiples facettes.

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