Marion Maréchal exclue de Reconquête par Éric Zemmour pour trahison

marion marechal exclue de reconquete par eric zemm 1 0 24209

Sommaire

Introduction

La scène politique française se retrouve à nouveau agitée par un séisme interne: Marion Maréchal, eurodéputée nouvellement élue, a été exclue de Reconquête! par Éric Zemmour. Une décision radicale, motivée par ce que le polémiste qualifie de « trahison ». Cette expulsion intervient après que Marion Maréchal a demandé à ses partisans de soutenir dès le premier tour des élections législatives les « candidats uniques de la coalition des droites », incluant le Rassemblement National (RN), parti dirigé par sa tante, Marine Le Pen. Plongée au cœur de cette rupture politique qui redéfinit les alliances à droite.

La présidentielle et le ralliement

En début d’année 2022, en plein cœur de la campagne présidentielle, Marion Maréchal crée la surprise en annonçant qu’elle ne soutiendrait pas sa tante, Marine Le Pen, évoquant des divergences sur la stratégie politique et l’économie. Le 6 mars 2022, elle rejoint officiellement Éric Zemmour, déclarant une « adhésion idéologique ». Lors d’un meeting à Toulon, le duo est acclamé par les partisans de Reconquête!, prêt à conquérir le paysage politique français.

Cependant, Marion Maréchal met rapidement les choses au clair : « Je suis venue ici en alliée, pas en ralliée (…) Je ne suis ni une caution, ni une bouée de sauvetage ». Cette déclaration vise non seulement Marine Le Pen mais aussi Éric Zemmour, sous-entendant qu’elle ne serait pas une simple exécutante du polémiste. Elle exprime également des divergences sur des points sensibles, comme l’interdiction des prénoms étrangers.

Rapidement, les sondages montrent une stagnation pour Éric Zemmour, tandis que Marine Le Pen progresse. Au soir du premier tour, le 10 avril, Marine Le Pen se qualifie pour le second tour face à Emmanuel Macron, alors qu’Éric Zemmour n’obtient que 7% des voix. Malgré cette défaite, Marion Maréchal reste fidèle à Reconquête! et continue de défendre le parti, promettant que « les faits nous donneront raison », même après la débâcle des élections législatives de septembre 2022.

Article complémentaire   La Corse indépendantiste réorganise ses rangs et ne renonce pas à la lutte

Les européennes et la dispute

Pour les élections européennes, Éric Zemmour nomme Marion Maréchal tête de liste en septembre 2023, avec l’objectif d’obtenir des élus à Bruxelles. Cependant, la campagne ne parvient pas à décoller, les intentions de vote oscillant entre 6 et 8%.

En mars 2024, un sondage place la liste de Reconquête! en dessous du seuil de 5% nécessaire pour obtenir des élus. Marion Maréchal commence alors à adopter un discours plus conciliant envers le RN et Jordan Bardella, déclarant que les listes ne sont pas « ennemies » mais « complémentaires », tandis qu’Éric Zemmour prône une campagne plus agressive contre le parti de Marine Le Pen.

Fin mai, des rumeurs de retour de Marion Maréchal au RN circulent, bien que démenties par toutes les parties concernées. Cependant, après les élections européennes, Marion Maréchal appelle à l’union des droites pour les législatives anticipées, à la surprise de Zemmour.

Les législatives et l’implosion

Le lendemain des européennes, Marion Maréchal rencontre Jordan Bardella et évoque un possible accord. Éric Zemmour, quant à lui, se retrouve dans le flou, affirmant avoir « presque harcelé » Maréchal pour connaître les conditions de cet accord.

Cependant, le président du RN annonce mardi qu’il n’y aura pas d’union entre le RN et Reconquête. Marion Maréchal, furieuse, se voit promettre une soixantaine de circonscriptions, dont dix gagnables par le RN. Bardella attribue l’échec des négociations au comportement de Zemmour durant la campagne européenne, tandis que ce dernier rejette la responsabilité : « ça ne peut pas être à cause de moi, je ne demande rien ».

Article complémentaire   Négociation Salariale Post-Évaluation : les Conseils pour Rebattre les Cartes

Un bureau exécutif de Reconquête! se réunit dans l’après-midi et ne dure que sept minutes. Marion Maréchal quitte la réunion en déclarant : « Les législatives, maintenant, démerdez-vous, je n’ai plus rien à faire ici, c’est fini ».

Conclusion : Une rupture marquante

Le divorce entre Marion Maréchal et Éric Zemmour est ainsi consommé ce mercredi. Accompagnée de Guillaume Peltier et Nicolas Bay, vice-présidents de Reconquête, ainsi que de Laurence Trochu, tous élus avec elle au Parlement européen, elle appelle à voter pour les candidats soutenus par le RN et Éric Ciotti.

« Présenter des candidats de Reconquête dans les circonscriptions législatives, c’est prendre le risque infini de faire gagner des députés macronistes ou d’extrême-gauche », dénonce-t-elle, pointant une « triple faute » de Zemmour devant les caméras.

Quelques heures plus tard, sur BFMTV, Éric Zemmour réplique en excluant quatre des cinq eurodéputés de son parti ainsi que la moitié de son bureau exécutif. Pour Éric Zemmour, les « désaccords stratégiques » et « le comportement du clan de Marion Maréchal » sont les causes principales de ce divorce politique.

En guise de conclusion

Cette exclusion de Marion Maréchal de Reconquête! par Éric Zemmour marque une nouvelle étape dans les alliances et les rivalités à droite. Une rupture qui redessine le paysage politique français, avec des impacts potentiels sur les prochaines échéances électorales. La trahison et les désaccords stratégiques soulignent la fragilité des alliances politiques, même parmi ceux qui semblaient autrefois unis par des convictions communes.

  • Le Joueur d'échecs
Retour en haut